Michel Goossens, né à Paris, vit à Grenoble depuis 1978. Il prend ses premières photographies en 1963 avec l’appareil Kodak à soufflet 6×9 de sa mère, puis à partir de 1965, avec un appareil 24×36 est-allemand Werra 1. Sauf indications particulières, les photographies présentées ici, argentiques noir et blanc ou couleur, sont effectués sur Werra 1, Leica M6 et Nikon F100; optiques fixes 35mm et 50mm; émultions Kodak TMax, Kodak TRI-X, Kodachrome 64, Fuji Velvia 50 et Provia 400.
Ces clichés ont été présentés pendant un temps sous le pseudonyme de Senantes, en écho à la préface que Jean Tardieu donne à son reccueil Formeries (Gallimard 1976): «Pour ce recueil en apparence composite où les mêmes obsessions se font jour et où la hantise formelle est partout présente, je n’ai pas su trouver de meilleur titre que celui de Formeries. Ce pluriel est inventé, mais le mot au singulier, existe. C’est le nom d’un village sur les « hauts » de l’Oise normande. Les traits principaux de ce pays sont [...] la nudité des lignes et la rigueur du climat: tout ce qu’il faut pour chercher quelque chose qui soit en même temps ici et ailleurs.»
Senantes est une commune située plutôt dans le « bas » de l’Oise normande, en pays de Bray; ses traits principaux en sont toutefois moins rudes.